Vente privée · Site catalogue · Identité · Sans panier
Aura Salem
Une collection privée de meubles, présentée comme un catalogue de musée et pensée pour vendre en personne.
- Client
- Aura Salem
- Secteur
- Mobilier ancien et de style · Vente entre particuliers
- Marché
- Salem, Massachusetts · États-Unis
- Rôle
- Identité, direction artistique, rédaction UX et développement complet
- Période
- Oct. 2026
- Périmètre
- Logo · Catalogue · Fiches · Test d’encombrement · Planificateur d’enlèvement · Demandes

Pendant des années, une femme a acheté des meubles pour une maison qu’elle n’a jamais achetée : noyer sculpté, marbre, laiton, cristal taillé. Aujourd’hui, il faut s’en séparer, sans devenir commerçante. Pas de panier, pas de livraison : la vente se fait dans son salon, à Salem. Le rôle du site est donc plus étroit et plus difficile : lui envoyer des gens qui savent déjà que la pièce rentre chez eux, comment ils vont l’emporter et qu’ils veulent la voir.
- Mesuré · Lighthouse 13.5, mobile, 18/10/2026
- Estimation · huit premières semaines, d’après le registre de demandes de la propriétaire et Ads Manager
Des meubles chers, vendus par une particulière : ni marque, ni garantie, ni avis sur lesquels s’appuyer. L’ancien site était un modèle de boutique avec un panier inutilisable, « Call for price » sur chaque pièce, des photos déformées, des affirmations comme « 100% authentic » sans rien derrière, et son adresse et son téléphone personnels sur chaque page. Les vraies questions (quelles dimensions, est-ce que ça passe par ma porte, comment je le ramène) restaient sans réponse, alors les gens n’écrivaient tout simplement pas.
Traiter la collection comme un catalogue de vente aux enchères : des pièces numérotées, des faits honnêtes, chaque affirmation avec sa source. Puis répondre aux trois questions qui empêchent d’écrire, là où elles se posent.
D’un modèle de boutique à un catalogue privé
Le premier écran dit désormais en une phrase de quoi il s’agit : une collection privée, à Salem, visible sur rendez-vous et à retirer sur place. Pas de pop-up, pas de carrousel, pas de texte défilant, pas de panier. Juste les meubles, avec tout l’écran pour eux, et deux portes d’entrée claires. Faites glisser sur l’image :

Trois arrêts pour le regard
Un premier écran est un ordre de lecture, pas un collage. Celui-ci est construit pour que l’attention se pose à trois endroits, dans cet ordre : ce que c’est, le meuble lui-même et la seule action qui compte. Tout le reste (la navigation, la lampe, les mentions) reste discret, volontairement. La carte d’attention montre ce parcours sur la page réelle.
- 1Le titre : ce que c’est, en une phrase
- 2La rosace sculptée : ensuite, le meuble parle
- 3Un seul bouton clair, une étape suivante évidente
Un catalogue qui se lit comme un livre
Sur la page d’accueil, la collection s’ouvre en double page : une planche à fond perdu à gauche, un index numéroté à droite. La planche change avec la pièce que l’on lit, sans détourner le défilement. Sur mobile, elle devient un rail que l’on fait glisser du pouce.
- Pièces numérotées de AS-01 à AS-14, comme les lots d’une vente
- Prix, dimensions et statut sur chaque carte : rien « sur demande »
- Vue galerie ou index, et filtres par catégorie qui fonctionnent sans JavaScript

- 1La double page où l’on se trouve, comme un folio
- 2Un numéro de lot et un nom clair
- 3Le prix, bien en vue
- 4Anneau de statut, tiré du logo
Une fiche qui se lit comme un rapport d’état
Le prix est affiché. Le cacher ne filtre personne : cela repousse seulement le moment où tout le monde aura perdu son après-midi. À côté : ce que fait et ne fait pas une demande (elle ne réserve rien et n’engage à rien), les dimensions dans deux systèmes, un état décrit honnêtement et des notes d’enlèvement.
Une loupe ×2 suit le curseur sur les sculptures, le veinage et les bronzes, et l’image en pleine résolution ne se télécharge qu’à l’ouverture.
Le travail qu’on ne voit pas
L’ancienne page pesait 23 Mo et mettait deux minutes à afficher son image principale sur mobile. La nouvelle pèse moins de 1 Mo, avec 11 Ko de JavaScript pour tout le site. Aucun traceur, aucune analytics, les photos du téléphone perdent leurs coordonnées GPS en chemin, et son adresse n’est envoyée qu’une fois la visite confirmée. Tout tourne sur des offres gratuites : la seule facture, c’est le nom de domaine.
- Une nouvelle pièce, c’est un dossier : un fichier texte et ses photos. Ni back-office, ni abonnement.
- Une commande prépare les photos du téléphone : conversion, redressement, localisation effacée
- La mise en ligne refuse de partir avec des fiches d’exemple ou en mode aperçu
- 29 tests automatisés sur le formulaire ; e-mails signés avec DKIM, SPF et DMARC
Je voulais vendre les meubles sans ouvrir de boutique, et sans que cela ressemble à un vide-grenier. Ernest a tout de suite compris ce dont j’avais besoin. Je voulais que chaque pièce soit vue comme elle le mérite, et que ceux qui m’écrivent sachent déjà si elle rentrait chez eux et comment l’emporter. Le site est magnifique, et le mieux, c’est que les demandes arrivent complètes.
Le système derrière les écrans
Les meubles sont ornés, alors l’interface reste sobre et ne leur fait jamais concurrence. Une idée traverse tout : le « a » ouvert du logo, un halo avec une ouverture, devient le système qui indique si une pièce est encore disponible.
Couleur
Trois couleurs d’état et rien d’autre. Chaque teinte de l’interface a un rôle ; la chaleur vient du noyer, du marbre et du laiton des photographies.
Typographie
A private collection of furniture, in Salem.
Titres · texte de lectureUne serif à tailles optiques : délicate à 168 px, robuste à 19 px. L’italique est la seconde voix.
W 46 × D 21 × H 35 in · About 160 lb
Données · commandes · étiquettesUne sans simple pour tout ce que l’on mesure, compare ou touche.
Grille et espacement

- Colonnes
- 12
- Largeur max.
- 1680px
- Gouttière
- 32px
- Unité de base
- 8px
Douze colonnes jusqu’à 1 680 px, avec marges et typographie fluides. Les titres montent à 168 px face à des étiquettes de 12 px : l’échelle fait la hiérarchie, la couleur n’a pas à s’en charger.
Décisions, et pourquoi
-
01
Le prix toujours affiché
PourquoiIl dit aux gens si le déplacement en vaut la peine et écarte les demandes qui n’auraient abouti à rien.
Au lieu de
« Call for price », qui transforme chaque question en appel téléphonique. -
02
Trois entrées dans le menu
PourquoiCollection, Viewings & pickup, Contact : les trois choses pour lesquelles on vient vraiment.
Au lieu de
Neuf onglets, un blog et une boutique pour une vente qui n’a ni l’un ni l’autre. -
03
Le mouvement ne cache jamais le contenu
PourquoiLa beauté rend un site plus facile en apparence, mais n’excuse pas les obstacles (NN/g, effet esthétique-utilisabilité).
Au lieu de
Un défilement détourné, un pop-up et un carrousel automatique. -
04
Aucune fausse urgence
PourquoiNi compte à rebours, ni « plus qu’un », ni prix barrés (Mathur et al., 2019). Ici, chaque pièce est unique de toute façon.
Au lieu de
Des bandeaux d’urgence empruntés à la fast fashion. -
05
Une seule lumière pour quatorze pièces
PourquoiLes photos de la propriétaire ont été rééclairées et placées devant un même mur avec l’IA, sans toucher aux pièces, pour que la collection se lise comme un ensemble.
Au lieu de
Quatorze pièces, quatorze lumières, quatorze dominantes.
Schéma
- Le « a » ouvert du logo
- Disponible · anneau ouvert
- Vente en cours · anneau pointé
- Vendue · disque plein
- Indicateur d’envoi
- Marque « message envoyé »
- Étapes d’une visite
- Fin de la ligne entre les sections











- Logo et guide d’identité
- Direction artistique et photographie
- Stratégie de contenu et rédaction UX
- Catalogue : double page, galerie et index
- 14 fiches avec « What is known »
- Test « Will it fit? »
- Liste de visite et planificateur d’enlèvement
- Formulaire, anti-spam et envoi d’e-mails
- Scripts de maintenance pour une propriétaire non technicienne
- Ouvrir le catalogue aux moteurs de recherche, une page indexée par pièce.
- Générer une annonce par pièce à partir de ses photos et de ses données, liée à sa fiche.
- Une liste de prix d’une page pour les décorateurs, générée à partir de la même source.
